Itinéraire

Dire que la première fois que nous remplissâmes cette section, il était question d’aller se dorer la pilule avec des chevaux, coincés quelque part entre Ankara et Istanbul. Nous avons dû changer notre fusil d’épaule. Nous considérons maintenant la possibilité de prendre la route du Nord.

Ce n’est pas parce que nous avions peur d’avoir trop chaud, ni non plus car nous avions peur des casques à pointe. Nous devons ce changement au caractère terriblement inclusivement exclusif de l’Union Européenne. Nous nous expliquons : Une fois sorti de l’Union, un cheval ne peut plus y rentrer. Nous aurions pu proposer aux Turcs de fêter l’aïd avec de la viande de cheval, mais étant donné qu’après un mois de vie commune  nous ne pouvions déjà plus se passer de la compagnie de nos fidèles équidés/moteurs/bouillottes/sujets de discussion, nous ne pouvions donc nous y résoudre.

Sans titre

Nous avons fait face à un cruel dilemme : abandonner nos cevapi et notre rakija, mais éviter à nos chevaux un mois de quarantaine par frontière traversée. Une fois le noeud gordien tranché, nous avons fait nos réserves de denrées respectées et pris la direction e la Hongrie. C’est ici qu’apparait le caractère inclusif de l’Union Européenne : il n’y a en effet aucun prérequis particulier aux mouvements d’équidés entre états membres.

 

Nous tenons à préciser que nous nous sommes déjà habitués à l’idée de traverser ces nouvelles contrées et que loin d’être considéré comme un pas en arrière, ce petit revirement est pour nous l’occasion de se perdre un petit peu plus.

 

Allez, Hajde,  il est temps !